Citation du jour
13 05 2008"Il est très rare qu'un bonheur vienne se poser précisément sur le désir qui l'avait appelé." Marcel Proust
Publié par : Paul-François LESAGE à 07:03:22Permalien
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"Il est très rare qu'un bonheur vienne se poser précisément sur le désir qui l'avait appelé." Marcel Proust
Publié par : Paul-François LESAGE à 07:03:22Au Zénith fiévreux
Mort-né
L’espoir à tes fenêtres
Opaque comme le sabre
Le modelé irradiant de tes cuisses
Arrache à la nuit ce clair-obscur indivis
L’été insolent et ses chinoiseries maladives détrempent l’écorce des saules
Juillet la sentinelle dort sur ton torse elliptique.
Tout occupé à mendier un souffle de sa bouche, mon amant s’est tu.
Rien de nouveau. Mais un silence de trop.
Ses lèvres se sont crispées.
Soupirs.
Je renonce une fois de plus à ce pain béni qui me gave encore et toujours, à jamais : entendre des monts de sa bouche et des montagnes surgissantes.
J’ai des mers prononcées que pas même un seul de ses cils ne rident.
Calme plat.
A Mer d’huile, amant asséché.
Nourri par cette bouillie de mots que vous ne m’avez pas tendue, j’aurais voulu qu’elle réchauffe ma trachée, lisse mes viscères. Un séisme gastrique l’aurait émiettée. J’aurais déchiqueté vos énigmes imprudentes, vos secrets de polichinelle, vos reproches cruelles. Je me serais repu de vos putrides babillements.
Hélas ! Hélas ! Vous ne m’avez pas nourri de ces postprandiales nausées.
Vous vous êtes tenue à l’orée du désamour.
Il en eût fallut d'abord beaucoup d’amour pour qu’elles se chargeassent en haine.
Pour faire connaissance je vous propose ce poéme que j'ai écris il y a plus de trois ans. Les circonstances qui m'ont amené à écrire ce texte sont évidentes !!!
Famine
Hélas nous ne veillerons plus ensembles à la clarté des songes
Le chat ne boira plus le lait de nos moissons fraîchement coupées
Nos voyages lointains erreront dans nos malles
Si hésitante est la fuite certaine est la désillusion
Nos souvenirs d’étés, d’hivers et d’émois
Ces jours illuminent trop clair le hâlé de ton teint
La nuit m’épouvante au sommeil
Seul je renonce histoire d’en finir
Amour je t’ai aimé, amour je t’aime encore
J’attends l’incandescence des aurores boréales
Les serments s’entremêlent aux espérances vaines
J’implore le gel de l’Arctique pour semer à nouveau
Promesses de blé, d’orges, et de seigles
Bientôt des corbeilles débordantes
Inonderont mes déserts arides
Des fleurs des pommiers
Palmerais improbables.